Les croyances limitantes : comment les reconnaître et s’en libérer

Les croyances limitantes : comment les reconnaître et s’en libérer

Il y a quelques mois, une cliente — appelons-la Sophie — m’a dit en début de séance : « Je ne suis pas très intelligente, donc je ne pense pas que ça va beaucoup marcher pour moi. » Elle était ingénieure avec quinze ans d’expérience.

Ce n’était pas de la fausse modestie. Sophie croyait sincèrement, dans ses tripes, qu’elle n’était pas intelligente. 

 Et cette conviction — une croyance limitante — avait coloré chaque décision importante de sa vie professionnelle pendant des années.

Qu'est-ce qu'une croyance limitante ?

Une croyance limitante est une affirmation que l’on tient pour vraie sur soi-même, les autres ou le monde — et qui nous empêche d’agir, de grandir ou de nous épanouir pleinement. Ce n’est pas un fait objectif. C’est une interprétation, souvent acquise tôt dans l’enfance ou à la suite d’une expérience douloureuse, qui s’est figée en certitude.

Le problème, c’est que notre cerveau est extraordinairement doué pour confirmer ce en quoi on croit. Si vous croyez que vous n’êtes pas fait·e pour parler en public, vous allez inconsciemment chercher les preuves que c’est vrai — et ignorer toutes les preuves du contraire.

« Ce n’est pas le monde qui est limité. C’est la carte que vous en avez faite. »

Comment reconnaître une croyance limitante ?

Elles se cachent souvent derrière des formulations très précises. Voici les signaux à surveiller dans votre discours intérieur :

  1. Les généralisations absolues : « Je suis toujours comme ça », « Je n’y arrive jamais », « Personne ne m’aime vraiment ». L’emploi des mots toujours, jamais, tout le monde, personne est un signal fort.
  2. Les étiquettes identitaires : « Je suis quelqu’un d’anxieux », « Je suis mauvais en maths », « Je suis quelqu’un de malchanceux ». Dès qu’une caractéristique devient une identité fixe, méfiez-vous.
  3. Les règles rigides : « Il faut que je sois parfait·e », « Je dois tout contrôler », « On ne peut pas faire confiance aux gens ». Ces « il faut », « je dois », « on ne peut pas » sont souvent des croyances déguisées en vérités universelles.
  4. Les comparaisons défavorables : « Les autres y arrivent, pas moi », « Je ne suis pas aussi courageux·se que lui/elle ». Ce type de croyance nourrit un sentiment d’infériorité permanent.

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D'où viennent ces croyances ?

La plupart ont été construites dans l’enfance — période où notre cerveau absorbe tout sans filtre critique. Un commentaire d’un parent (« Tu es tellement maladroit·e »), une humiliation à l’école, un échec vécu seul·e sans accompagnement bienveillant… Ces expériences laissent des empreintes qui, avec le temps, deviennent des certitudes.

D’autres se forment à l’âge adulte, après un traumatisme, une rupture, un licenciement douloureux. Le cerveau cherche à se protéger : « Si je crois que je ne suis pas capable, je ne risque plus d’être déçu·e. »

Le problème, c’est que la protection devient une prison.

Comment la PNL aide à les transformer ?

En Programmation Neuro-Linguistique, on travaille sur les croyances avec plusieurs approches complémentaires :

Le questionnement socratique : On examine la croyance de façon douce mais précise. « Est-ce vraiment vrai à 100% ? Y a-t-il eu des fois où c’était différent ? Qu’est-ce qui se passerait si vous ne croyiez plus ça ? » Souvent, la croyance s’effrite dès qu’on l’examine à la lumière des faits réels.

Le recadrage : On change le sens ou le contexte de la croyance. La timidité n’est pas un défaut — c’est peut-être une sensibilité précieuse. L’échec n’est pas une preuve d’incapacité — c’est une information sur ce qui ne fonctionne pas encore.

Le travail sur les ressources : On ancre des états émotionnels positifs et on renforce les preuves du contraire — les moments où vous avez réussi, été courageux·se, été compétent·e — pour rééquilibrer la balance intérieure.

✏️ Exercice : Prenez une feuille et complétez cette phrase : « Je ne peux pas _______ parce que je suis quelqu’un qui _______ ». Regardez ce que vous avez écrit. Est-ce un fait — ou une interprétation ? Qui vous a appris à croire ça ?

Une croyance vous tient en otage ?

On peut en parler ensemble et explorer ce qui serait possible sans elle.

 

⚖️ Note: Loi 21 Québec

Mon accompagnement en hypnose ericksonienne s’inscrit dans le cadre du mieux-être et du développement personnel. Il ne constitue pas de la psychothérapie au sens de la Loi 21 du Québec et ne remplace pas un suivi médical ou psychologique. Si vous vivez une situation clinique (trouble mental diagnostiqué, dépression sévère, etc.), je vous orienterai vers les professionnels appropriés — psychologue, médecin ou psychothérapeute accrédité par l’Ordre des psychologues du Québec.

Vous avez des questions sur l'hypnose ?

Je réponds à toutes vos questions, sans engagement. Une séance découverte est aussi disponible.

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